La bonté est-elle supérieur à la justice ?

À peine en effet quelqu’un mourra-t-il pour un juste ; oui, pour l’ [homme qui est] bon, peut-être, quelqu’un ose même mourir. Romains 5:7

 On peut qualifier de “ juste ” un homme qui s’acquitte de ses devoirs, qui est équitable, impartial et honnête, qui ne commet rien d’injuste ni d’immoral, bref, quelqu’un qui a une réputation d’intégrité et de droiture. Pourtant, la déclaration de Paul sous-entend une certaine supériorité de l’homme “ bon ”. Pour être “ bon ”, celui-ci ne peut bien sûr être injuste ; cependant, d’autres qualités encore le distinguent de l’homme réputé avant tout pour sa justice. Le terme grec utilisé indique que celui qui se caractérise ou se distingue par sa bonté est quelqu’un de bienveillant (disposé à faire du bien à autrui) et de bienfaisant (qui exprime sa bonté par des actes). Il ne se soucie pas seulement de faire ce que la justice exige ; il va au-delà, mû par l’estime qu’il porte aux autres et par le désir de leur faire du bien et de les aider. — Voir Mt 12:35 ; 20:10-15 ; Lc 6:9, 33, 35, 36 ; Jn 7:12 ; Ac 14:17 ; Rm 12:20, 21 ; 1Th 5:15.

Par conséquent, Paul montre sans doute que si l’homme remarqué pour être “ juste ” gagne le respect, voire l’admiration, des autres, il se peut qu’il ne leur inspire pas des sentiments si forts qu’ils iraient jusqu’à mourir pour lui. En revanche, l’homme qui se distingue par sa bonté, qui est chaleureux, serviable, attentionné, miséricordieux, qui fait du bien à autrui activement, celui-là gagne l’affection de tous ; sa bonté peut éveiller des sentiments tels que, pour lui, on serait disposé à mourir.

 

Source : it-2 p. 84-85 Justice (Publié par les Témoins de Jéhovah)
Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

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