Un miracle remarquable fait par le Christ est mentionné en Luc 7:11-17.
Le récit rapporte que Jésus “se rendit dans une ville appelée Naïn, et [que] ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui”. On peut encore apercevoir l’emplacement de tombes au sud-est de Nein, maintenant un village arabe. “Comme il approchait de la porte de la ville”, il fut témoin d’une scène bruyante. “Voici qu’on portait dehors un mort, fils unique de sa mère. Et celle-ci était veuve. Et il y avait avec elle une assez grosse foule de la ville.”
Henry Tristram fait remarquer que “la façon de procéder à un enterrement n’a pas changé” depuis lors. Il ajoute: “J’ai vu les femmes marchant en avant du cercueil, conduites par les pleureuses professionnelles. Elles lèvent les bras au ciel, se tirent les cheveux, manifestent leur chagrin par des gesticulations, et hurlent le nom du défunt.” — Coutumes orientales des pays bibliques (angl.).
Une veuve frappée de chagrin et dont le visage ne reflétait sans doute plus que la douleur, marchait au milieu de ce tumulte. Elle avait déjà perdu son mari, aussi son fils était-il pour elle “un bâton de vieillesse et une consolation dans sa solitude, le soutien et le pilier de son foyer. Avec la perte de son fils unique, le dernier de ses appuis avait disparu”. (Tous les miracles de la Bible [angl.], Herbert Lockyer.)
Comment Jésus a-t-il réagi? Luc nous le révèle: “En l’apercevant, le Seigneur fut ému de pitié pour elle et il lui dit: ‘Cesse de pleurer.’” L’expression grecque rendue par “ému de pitié” dérive d’un mot qui signifie littéralement “intestins”. Elle a pour sens “être ému au plus profond de soi-même”. (Dictionnaire interprétatif des mots du Nouveau Testament [angl.], W. Vine.)
Oui, Jésus a été ému au plus profond de son être.
Sa mère étant probablement veuve à ce moment-là, Jésus connaissait sans doute bien la douleur qu’occasionne le deuil, l’ayant vécue à la mort de son père adoptif (voir Jean 19:25-27). La veuve n’a pas eu à l’implorer. Jésus a réagi avec spontanéité: “S’avançant, il toucha la civière”, en dépit du fait que sous la Loi mosaïque toucher un cadavre rendait impur (Nombres 19:11). Grâce à ses pouvoirs miraculeux, Jésus pouvait supprimer la cause même de cette impureté. “Il dit: ‘Jeune homme, je te le dis, lève-toi!’ Et le mort se dressa sur son séant et commença à parler; et il le donna à sa mère.”
Quelle émouvante leçon de compassion! Les chrétiens doivent se garder de refléter le manque d’amour et la froideur manifestes durant les “derniers jours”. (2 Timothée 3:1-5.) Au contraire, 1 Pierre 3:8 donne cette exhortation: “Enfin, soyez tous dans de mêmes dispositions, vous mettant à la place d’autrui, ayant de l’affection fraternelle, pleins d’une tendre compassion.” Quand quelqu’un que nous connaissons est affligé par un décès ou par une maladie grave, nous ne pouvons pas opérer une résurrection ou une guérison. Mais nous pouvons proposer une aide pratique et le consoler, peut-être simplement par notre présence et en pleurant avec lui. — Romains 12:15.
Cette résurrection émouvante opérée par Jésus attire aussi l’attention sur l’avenir, quand “tous ceux qui sont dans les tombeaux commémoratifs entendront sa voix et sortiront”. (Jean 5:28, 29.) Sur la terre entière, les personnes endeuillées constateront combien Jésus est compatissant quand les mères, les pères, les enfants et les amis qu’elles avaient perdus reviendront à la vie!
Source : Tour de Garde du 1/3 1995 pages 7-8 (Publié par les Témoins de Jéhovah)
Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau
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