La bonté ou la justice ?

L’apôtre Paul semble faire une différence entre la bonté et la justice quand, au sujet de la mort sacrificielle de Christ, il dit : “ À peine en effet quelqu’un mourra-t-il pour un juste ; oui, pour l’homme qui est bon, peut-être, quelqu’un ose même mourir. Mais Dieu nous recommande son propre amour en ce que — alors que nous étions encore pécheurs — Christ est mort pour nous. ” (Rm 5:7, 8).

On peut qualifier de “ juste ” un homme qui s’acquitte de ses devoirs, qui est équitable, impartial et honnête, qui ne commet rien d’injuste ni d’immoral, bref, quelqu’un qui a une réputation d’intégrité et de droiture. Pourtant, la déclaration de Paul sous-entend une certaine supériorité de l’homme “ bon ”. Pour être “ bon ”, celui-ci ne peut bien sûr être injuste ; cependant, d’autres qualités encore le distinguent de l’homme réputé avant tout pour sa justice.
Le terme grec utilisé indique que celui qui se caractérise ou se distingue par sa bonté est quelqu’un de bienveillant (disposé à faire du bien à autrui) et de bienfaisant (qui exprime sa bonté par des actes). Il ne se soucie pas seulement de faire ce que la justice exige ; il va au-delà, mû par l’estime qu’il porte aux autres et par le désir de leur faire du bien et de les aider. — Voir Mt 12:35 ; 20:10-15 ; Lc 6:9, 33, 35, 36 ; Jn 7:12 ; Ac 14:17 ; Rm 12:20, 21 ; 1Th 5:15.

Par conséquent, Paul montre sans doute que si l’homme remarqué pour être “ juste ” gagne le respect, voire l’admiration, des autres, il se peut qu’il ne leur inspire pas des sentiments si forts qu’ils iraient jusqu’à mourir pour lui.
En revanche, l’homme qui se distingue par sa bonté, qui est chaleureux, serviable, attentionné, miséricordieux, qui fait du bien à autrui activement, celui-là gagne l’affection de tous ; sa bonté peut éveiller des sentiments tels que, pour lui, on serait disposé à mourir.

(Sources : Étude perspicace des écritures.Volume 2 pages 84-85 publié par les Témoins de Jéhovah)

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