Ce que les Dix Commandements signifient pour nous

 À quoi sert aujourd’hui cette partie de la Parole de Dieu que l’on appelle les Dix Commandements? Elle révèle comment Jéhovah voit les choses (2 Timothée 3:16, 17). Voici de quelle façon:

Les quatre premiers commandements mettent l’accent sur nos responsabilités envers Jéhovah.

Selon le premier, Dieu exige de nos jours encore un attachement exclusif (Matthieu 4:10). Selon le deuxième, aucun de ses adorateurs ne devrait utiliser d’images (1 Jean 5:21). Selon le troisième, nous devrions employer le nom de Dieu de façon convenable, digne, et toujours avec respect (Jean 17:26; Romains 10:13).  Selon le quatrième, toute notre vie doit être axée sur les choses sacrées. Grâce à cela, nous pouvons nous reposer, ou ‘observer un sabbat’, par rapport à un comportement pharisaïque. — Hébreux 4:9, 10 

1  “ Tu ne dois pas avoir d’autres dieux contre ma face.” 

2 “ Tu ne dois pas te faire d’image sculptée, ni de forme qui ressemble à quoi que ce soit qui est dans les cieux en haut, ou qui est sur la terre en bas, ou qui est dans les eaux sous la terre. “

 Tu ne dois pas te prosterner devant eux, ni te laisser entraîner à les servir, car moi, Jéhovah ton Dieu, je suis un Dieu qui exige un attachement exclusif, qui fait venir la punition pour la faute des pères sur les fils, sur la troisième génération et sur la quatrième génération, pour ceux qui me haïssent ;  mais qui use de bonté de cœur envers la millième génération pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements.”

3 “ Tu ne dois pas prendre le nom de Jéhovah ton Dieu de manière indigne, car Jéhovah ne laissera pas impuni celui qui prendra son nom de manière indigne.” 

4“ Te souvenant du jour du sabbat afin de le tenir pour sacré, pendant six jours tu feras du service et tu devras faire tout ton travail. Mais le septième jour est un sabbat pour Jéhovah ton Dieu. Tu ne pourras faire aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave mâle, ni ton esclave femelle, ni ton animal domestique, ni ton résident étranger qui est dans tes portes.  Car en six jours Jéhovah a fait les cieux et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est alors reposé le septième jour. C’est pourquoi Jéhovah a béni le jour du sabbat et l’a alors rendu sacré.” 

Selon le cinquième commandement, l’obéissance aux parents continue d’être la clé de voûte de l’unité familiale, et apporte les bénédictions de Jéhovah. De plus, c’est un merveilleux espoir qu’offre ce “premier commandement accompagné d’une promesse”! En effet, il est donné non seulement ‘pour que cela aille bien pour nous’, mais aussi pour ‘que nous restions longtemps sur la terre’. (Éphésiens 6:1-3.)

“ Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur le sol que Jéhovah ton Dieu te donne.” 

6“ Tu ne dois pas assassiner.” 

7 “ Tu ne dois pas commettre d’adultère.”

8 “ Tu ne dois pas voler.” 

9“ Tu ne dois pas déposer contre ton semblable en faux témoin.” 

10  “ Tu ne dois pas désirer la maison de ton semblable. Tu ne dois pas désirer la femme de ton semblable, ni son esclave mâle, ni son esclave femelle, ni son taureau, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton semblable. ”  

Le dixième commandement, est unique en son genre, il  interdit la convoitise.

 Voilà une loi qu’aucun humain ne saurait faire respecter. Tout Israélite avait des comptes à rendre à son Dieu, Jéhovah, qui scrute le cœur de chacun pour en discerner les mobiles. — Exode 20:17; 1 Samuel 16:7; Jérémie 17:10. 

 Les Dix Commandements nous offrent vraiment de riches leçons! Comme ils sont fondés sur des principes divins qui ne tomberont jamais en désuétude, nous devons les considérer comme de précieux rappels de notre obligation d’aimer Dieu et notre prochain. — Matthieu 22:37-39. 

Source : Tour de Garde du 15 Novembre 1989 page 5 «Les Dix Commandements: que doivent-ils être pour vous? » (Publié par les Témoins de Jéhovah)

 Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

 

“ J’admirais son incroyable détermination ”

GÜNTER GRASS, écrivain allemand et prix Nobel de littérature en 1999, a publié en 2006 une autobiographie dans laquelle il parle de l’époque où il a été incorporé dans la Protection civile de son pays. Dans le même livre, il évoque un homme qui lui a fait une telle impression qu’il s’en souvient encore, plus de 60 ans après. Cet homme singulier l’a marqué parce qu’il est resté attaché à sa foi, malgré la persécution.

Dans une interview publiée par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, Grass revient sur ce personnage extraordinaire qui a refusé de prendre les armes. Selon lui, cet homme “ ne souscrivait à aucune des idéologies en vogue : ce n’était ni un nazi, ni un communiste, ni un socialiste. Il était Témoin de Jéhovah. ” Grass ne se souvient plus comment s’appelait le Témoin, qu’il surnomme “ Nous-ne-faisons-pas-ces-choses-là ”. Des Témoins de Jéhovah qui se sont livrés à des recherches pensent qu’il s’agit de Joachim Alfermann. Bien qu’on l’ait battu et humilié à maintes reprises, et qu’on l’ait ensuite placé en isolement, Alfermann est resté ferme et a refusé de prendre les armes.

“ J’admirais son incroyable détermination, écrit le prix Nobel. Je me disais : ‘ Mais comment peut-il supporter tout ça ? Comment fait-il ? ’ ” Après avoir résisté à des tentatives répétées visant à briser son intégrité, Alfermann a finalement été envoyé au camp de concentration de Stutthof, en février 1944. Libéré en avril 1945, il a survécu à la guerre et il est resté un fidèle Témoin de Jéhovah jusqu’à sa mort, en 1998.

Alfermann était l’un des quelque 13 400 Témoins qui, en Allemagne et dans les pays occupés par les nazis, ont été victimes de représailles en raison de leur foi. Ils sont restés neutres sur le plan politique et ont refusé de prendre les armes, fidèles à la pensée biblique (Matthieu 26:52 ; Jean 18:36). Sur environ 4 200 Témoins internés dans les camps de concentration, 1 490 ont perdu la vie. Aujourd’hui encore, la position qu’ils ont adoptée impressionne bon nombre de ceux qui ne partagent pas leur foi, mais qui admirent leur fermeté.

http://www.watchtower.org/f/20071015a/article_01.htm

“ Homme déraisonnable, cette nuit même on te réclame ton âme. Alors, les choses que tu as entassées, qui les aura ? ” — Luc 12:20.

 

Qu’a fait l’homme riche quand ses terres ont produit à un point tel qu’il n’avait nulle part où entreposer ses récoltes ? Il a décidé de démolir les magasins qu’il possédait et d’en bâtir de plus grands pour y entreposer tout le grain en excédent et toutes les bonnes choses. Ce projet lui a apparemment procuré un tel sentiment de sécurité et de satisfaction qu’il a pensé : “ Je dirai à mon âme : ‘ Mon âme, tu as quantité de bonnes choses en réserve pour de nombreuses années ; tiens-toi tranquille, mange, bois, donne-toi du bon temps. ’ ” — Luc 12:19.

 Toutefois, comme l’indique Jésus, le sentiment de sécurité que l’homme riche a éprouvé à la suite de son projet n’était qu’une illusion. Certes, ce projet semblait d’un grand intérêt pratique, mais un élément essentiel lui manquait : la volonté de Dieu. L’homme ne pensait qu’à lui-même, soucieux qu’il était ‘ de se tenir tranquille, de manger, de boire et de se donner du bon temps ’. Il a cru qu’en ayant “ quantité de bonnes choses ”, il aurait aussi “ de nombreuses années ”. Malheureusement, il n’en a pas été ainsi. Comme l’avait dit Jésus juste avant, “ même lorsque quelqu’un est dans l’abondance, sa vie ne provient pas des choses qu’il possède ”. (Luc 12:15.) Dans la nuit, tout ce pour quoi l’homme avait travaillé a brusquement pris fin. En effet, Dieu lui a dit : “ Homme déraisonnable, cette nuit même on te réclame ton âme. Alors, les choses que tu as entassées, qui les aura ? ” — Luc 12:20.

 À ce stade, nous touchons à l’idée principale de l’exemple de Jésus. Dieu a qualifié l’homme de “ déraisonnable ”. Ce terme, explique le Dictionnaire exégétique du Nouveau Testament (all.), traduit un mot grec dont les formes “ désignent toujours un manque de compréhension ”. Cet ouvrage fait observer que, dans la parabole, Dieu est décrit comme utilisant ce mot pour montrer “ la futilité des projets de l’homme riche ”. Le mot désigne, non pas quelqu’un qui manque d’intelligence, mais “ quelqu’un qui refuse de reconnaître qu’il dépend de Dieu ”.

 

Source : Tour de Garde du 1/8 2007 – Êtes-vous  riche à l’égard de Dieu  ? (Publié par les Témoins de Jéhovah) Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

 

 

 
 

 

 

 
 

 

Sa foi l’a poussé à l’action

 “Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai; et je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand; et montre-toi une bénédiction. Et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai celui qui appellera le mal sur toi, et grâce à toi se béniront assurément toutes les familles du sol.” — Genèse 12:1-3.

Oui, Dieu  demande à Abram quitter Ur en Chaldée, cette ville prospère. Certaines habitations sont de jolies maisons d’un étage construites en briques, qui comportent jusqu’à 14 pièces disposées autour d’une cour pavée. Il n’est donc pas étonnant que Henri Gaubert, historien français, considère Abram uniquement comme un nomade, parce qu’il lui aurait été impossible d’abandonner sa “maison d’Ur, ses chambres meublées de lits et garnies de coussins, son logis frais et ombreux en été, attiédi en hiver par des braseros, son cellier bien approvisionné, la fontaine proche à l’eau toujours jaillissante”. En effet, renoncer à tout cela pour mener une vie nomade peut sembler impensable.

En outre, Abram doit laisser derrière lui certains parents. Au Moyen-Orient, les liens familiaux sont si forts que le bannissement d’un parent équivaut à une sentence de mort. Comment Abram peut-il tout quitter pour de simples promesses? Vraiment, comment Dieu va-t-il faire de cet homme — encore sans enfant — “une grande nation”? Quel est ce pays promis?

Quoi qu’il en soit, Abram est un homme de foi, la foi étant “la ferme attente de choses qu’on espère”. (Hébreux 11:1.) Les événements du passé — tel que le déluge universel — l’ont convaincu que la parole de Dieu se réalise sans faute. Il ne sait pas exactement comment, quand et où les promesses divines s’accompliront, mais cela ne le trouble pas. Pour lui, une belle maison, des moyens de subsistance assurés et même les liens familiaux n’ont pas autant de valeur que l’amitié avec Jéhovah. Ainsi, pour Abram, la seule décision à prendre est d’obéir à Dieu et de quitter Ur.

Votre foi vous pousse-t-elle aussi à l’action? La foi d’Abram l’a incité à agir. Il a orienté sa vie en fonction des promesses de Dieu.

 Source : Réveillez-vous ! du22/05 1988 p. 25-26 (Sa foi l’a poussé à l’action) (Publié par les Témoins de Jéhovah) Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

 

 

 

Celui qui exerce la foi ne sera pas pris d’affolement.

Isaïe 28:16 c’est pourquoi voici ce qu’a dit le Souverain Seigneur Jéhovah : “ Voici que je pose comme fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, l’angle précieux d’un fondement sûr. Celui qui exerce la foi ne sera pas pris d’affolement.*  

*Ou : “ n’agira pas précipitamment ”. 

Romains 9:32-33 [...] ; 33 comme c’est écrit : “ Voyez ! Je pose en Sion une pierre qui fait trébucher et un rocher de scandale, mais celui qui met sa foi lui en ne sera pas déçu.  [...] 

*Ou : “ n’aura pas honte ”. 

1 Pierre 2:6Car on trouve dans l’Écriture : “ Voyez ! Je pose en Sion une pierre, choisie, une pierre angulaire de fondement, précieuse ; et celui qui exerce la foi en elle ne sera déçu en rien. ”

 

 Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

À Philémon

1 Paul, prisonnier pour Christ Jésus, et Timothée, [notre] frère, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon de travail, 2 et à Apphia, notre sœur, et à Archippe, notre compagnon d’armes, et à la congrégation qui est dans ta maison :3 À vous faveur imméritée et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.4 Je remercie toujours mon Dieu quand je fais mention de toi dans mes prières,

1) les félicitations chaleureuses 

 5 car je continue d’entendre parler de ton amour et de la foi que tu as envers le Seigneur Jésus et envers tous les saints ; 6 afin que la communication de ta foi devienne agissante du fait que tu reconnais que toute bonne chose chez nous a un lien avec Christ. 7 Car j’ai eu beaucoup de joie et de consolation au sujet de ton amour, parce que les tendres affections des saints ont été réconfortées grâce à toi, frère.

8 C’est pourquoi, bien que j’aie, en ce qui concerne Christ, une grande franchise pour t’ordonner de faire ce qui convient, 9 j’aime mieux t’exhorter en raison de l’amour, puisque je suis tel que je suis, moi Paul, un vieillard, oui maintenant aussi prisonnier pour Christ Jésus ;

2) ce qui a amené Paul à intervenir en faveur d’Onésime 

 10 je t’exhorte au sujet de mon enfant, de qui je suis devenu père alors que je me trouve dans les liens, Onésime, 11 qui autrefois t’a été inutile, mais qui maintenant nous est utile à toi et à moi. 12 Celui-là, je te le renvoie, oui lui-même, c’est-à-dire mes propres tendres affections.

13 Je voudrais bien le retenir pour moi, afin qu’il continue à me servir à ta place dans les liens que je porte à cause de la bonne nouvelle. 14 Mais sans ton assentiment je ne veux rien faire, afin que ta bonne action ait lieu, non pas comme sous la contrainte, mais de ton plein gré.

3) l’argument dont il se sert pour suggérer à Philémon la façon d’accueillir son esclave quand il lui reviendra 

15 Peut-être, en effet, est-ce pour cette raison qu’il s’est échappé pour une heure, afin que tu le retrouves pour toujours, 16 non plus comme un esclave, mais mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé, surtout pour moi, mais combien plus pour toi, et dans les liens de la chair et dans [le] Seigneur. 17 Si donc tu me tiens pour un associé, accueille-le aimablement comme si c’était moi. 18 D’autre part, s’il t’a fait quelque tort ou te doit quelque chose, mets cela sur mon compte. 19 Moi, Paul, j’écris de ma propre main : je rembourserai… pour ne pas te dire que, d’ailleurs, tu me dois ta personne même. 20 Oui, frère, que je tire profit de toi en ce qui concerne [le] Seigneur ; réconforte mes tendres affections en ce qui concerne Christ.

4) la conviction de Paul que Philémon agira de la bonne façon.

21 Ayant confiance en ta docilité, je t’écris, sachant que tu feras même davantage que les choses que je dis. 22 Mais en même temps prépare-moi aussi un logement, car j’espère que, grâce à vos prières, je serai relâché pour vous.

23 Épaphras mon compagnon de captivité en union avec Christ t’envoie ses salutations, 24 [ainsi que] Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons de travail.

25 Que la faveur imméritée du Seigneur Jésus Christ [soit] avec l’esprit [que] vous [manifestez]. 

 

Réfléchissez à la manière d’imiter ce schéma lorsque vous prononcez une exhortation.

  

Source : Tirez profit de l’école du ministère Théocratique page 267. (Publié par les Témoins de Jéhovah) Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

 

Onésiphore. Il rend visite à Paul en prison

Il semble que la famille d’Onésiphore vivait à Éphèse (2 Timothée 1:18 ; 4:19). Il n’est pas précisé si Onésiphore est venu dans la capitale de l’empire pour des affaires personnelles ou tout spécialement pour rendre visite à Paul. Quoi qu’il en soit, l’apôtre fait remarquer : ‘ Quand Onésiphore est venu à Rome, il m’a souvent réconforté. ’ (2 Timothée 1:16, 17).

Quel genre de réconfort lui a-t-il apporté ? Bien que le soutien d’Onésiphore ait pu revêtir un aspect matériel, sans doute sa présence a-t-elle également été un stimulant qui a fortifié et encouragé Paul. D’ailleurs, certaines traductions rendent ainsi ce passage : “ Il a été souvent pour moi un rafraîchissement ”, ou : “ Il m’a souvent consolé. ”

À cette époque, parvenir à rendre visite à un prisonnier chrétien à Rome n’était pas simple. Contrairement à ce qui s’était passé lors du premier emprisonnement de Paul, les chrétiens romains semblaient avoir perdu tout contact avec lui. Dans une grande ville comme Rome, il n’était pas facile de trouver un prisonnier inconnu dans la masse des individus détenus pour des délits de tous ordres. Des recherches assidues étaient donc nécessaires.

Voici ce qu’en dit le bibliste Giovanni Rostagno : “ Il pouvait y avoir toutes sortes de difficultés. Avant tout, il fallait faire preuve d’une prudence exceptionnelle : rassembler des renseignements çà et là et paraître impatient de trouver la prison qui retient un vieux prisonnier fanatique impliqué dans de nombreux crimes risquaient d’éveiller des soupçons. ”

Le professeur P. Harrison décrit la même situation avec force détails ; il déclare : “ Il nous semble apercevoir, au milieu d’une foule dense, un visage résolu, et nous suivons avec un intérêt accru cet étranger venu des côtes lointaines de la mer Égée, alors qu’il se faufile dans un dédale de rues inconnues, frappant à plusieurs portes, s’accrochant au moindre renseignement, conscient des risques encourus mais déterminé à poursuivre ses recherches, jusqu’à ce qu’une voix familière lui parvienne d’une sombre maison de détention et qu’il découvre Paul enchaîné à un soldat romain. ” S’il ressemblait aux autres prisons romaines, cet endroit était probablement froid, obscur et malsain, un lieu de chaînes et d’afflictions de toutes sortes.

Si le fait d’être connu comme l’ami d’un prisonnier tel que Paul était dangereux, lui rendre plusieurs visites l’était plus encore. Quiconque se faisait connaître ouvertement comme chrétien risquait l’arrestation et la mort par la torture. Mais Onésiphore ne s’est pas contenté d’aller voir l’apôtre juste une ou deux fois ; il n’a eu ni honte ni peur de le faire “ souvent ”. Conformément à la signification de son nom, “ qui procure un profit ”, il a vraiment procuré un soutien plein de courage et d’amour malgré les dangers.

Pourquoi Onésiphore s’est-il comporté ainsi ? Selon Brian Rapske, “ la prison était un endroit non seulement de souffrances physiques, mais aussi d’angoisses profondes pour le détenu. Dans ce contexte, la présence et les encouragements de quelqu’un pouvaient constituer un important soutien psychologique ”. Sans doute Onésiphore en avait-il conscience. Aussi est-il resté courageusement attaché à son ami. Paul a dû lui être extrêmement reconnaissant de son aide.

 

Source : Tour de Garde du 15/11 1997 p. 29-31 (Onésiphore : un consolateur courageux’) (Publié par les Témoins de Jéhovah) Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

Fortifions-nous les uns les autres

La Bible nous exhorte à ‘ parler de façon consolante aux âmes déprimées, à soutenir les faibles ’. (1 Thessaloniciens 5:14.)

 Il se peut que les “ âmes déprimées ” perdent courage et ne soient pas en mesure de surmonter les obstacles qui se dressent devant elles sans une main secourable. Serez-vous celui ou celle qui leur tendra cette main secourable ?

 L’expression “ soutenez les faibles ” a aussi été rendue par “ attachez-vous ” aux faibles. Jéhovah aime profondément toutes ses brebis. Il ne les considère pas comme de peu de valeur, et il veut qu’aucune d’elles ne s’éloigne. Pouvez-vous aider la congrégation à ‘ s’attacher ’ aux faibles sur le plan spirituel, jusqu’à ce qu’ils soient plus forts ?

 

Source : Tour de Garde du 1/5 2004 p. 21 (Fortifions-nous les uns les autres) (Publié par les Témoins de Jéhovah) Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

 

‘Défaisons-nous de la vieille personnalité’

Éphésiens 4:22-24, qu’il y a trois choses que nous devons faire. Il nous dit tout d’abord: “Vous devez vous défaire de la vieille personnalité qui est le reflet de votre conduite passée et qui se corrompt selon ses désirs trompeurs.” (Éphésiens 4:22).

·         Se défaire de la vieille personnalité

Les expressions ‘se défaire’ et “revêtir” (verset 24) évoquent l’idée d’ôter et de mettre un vêtement. Lorsque nous nous tachons, par exemple au cours d’un repas, nous changeons de vêtement dès que possible. Ne devrions-nous pas être aussi soucieux lorsque c’est notre condition spirituelle qui est entachée?

Par conséquent, comment se défaire de la vieille personnalité? Dans la langue originale, le verbe ‘se défaire’ est à l’aoriste. Ce temps exprime une action accomplie une seule fois ou une fois pour toutes. Nous en concluons que nous devons nous défaire de la “vieille personnalité” (“vieil homme”, Osty), ainsi que de notre “conduite passée” de façon définitive et décisive, en profondeur et complètement. Ce n’est pas quelque chose sur lequel nous pouvons délibérer ou même hésiter. Pourquoi donc?

L’expression “qui se corrompt” montre que la moralité du “vieil homme” ne cesse de se dégrader, que sa situation empire. En conséquence, il faut se défaire de la vieille personnalité, la rejeter fermement et entièrement, comme on enlève un vieux vêtement souillé.

·         Se renouvelés dans ‘l’esprit de notre pensée’

 Celui qui est tombé dans la boue ne doit pas seulement ôter ses vêtements, il doit aussi se laver à fond avant de pouvoir mettre d’autres vêtements propres et nets. C’est exactement, selon les paroles de Paul, la deuxième chose à faire pour être éclairé spirituellement: “Vous devez être renouvelés dans la force qui incline votre esprit.” (Éphésiens 4:23).

Paul explique que c’est en renouvelant la force qui incline notre esprit. Qu’est-ce que cette force?

La force dont parle Paul, celle qui incline notre esprit, est-elle l’esprit saint? Non. L’expression traduite par “la force qui incline votre esprit” signifie littéralement “l’esprit de votre pensée”.

“L’esprit de la pensée” est la force qui incline ou active notre pensée, c’est notre disposition d’esprit.

 L’inclination naturelle de l’esprit imparfait se porte sur les choses physiques, charnelles, matérielles (Ecclésiaste 7:20; 1 Corinthiens 2:14; Colossiens 1:21; 2:18). Même si quelqu’un se défait de la vieille personnalité et des mauvaises pratiques qui la caractérisent, son inclination mentale pécheresse, laissée inchangée, le poussera tôt ou tard à revenir à ce qu’il a abandonné. N’est-ce pas ce qui est arrivé à beaucoup de ceux qui, par exemple, ont essayé de se défaire de mauvaises pratiques telles que le tabac, l’alcool, et ainsi de suite? S’ils ne faisaient pas l’effort d’être renouvelés dans la force qui inclinait leur esprit, la rechute était presque inévitable. Toute transformation réelle nécessite un renouvellement de l’esprit en profondeur. — Romains 12:2.

Par conséquent, comment renouveler cette force de manière qu’elle incline notre esprit dans la bonne direction? Dans le texte grec, le verbe ‘renouveler’ est au présent, ce qui exprime une action qui dure. Si donc nous étudions la Parole de Dieu, Parole de vérité, et méditons sur sa signification — et cela de façon continue —, la force qui incline notre esprit pourra être renouvelée. Les scientifiques nous disent que, dans notre cerveau, une donnée qui se présente sous la forme de signaux électriques ou chimiques codés passe d’un neurone à l’autre par l’intermédiaire de nombreuses connexions appelées synapses. On lit dans Le cerveau (angl.) qu’“une sorte de mémorisation se fait au niveau de la synapse nerveuse lorsque le signal codé la traverse, laissant son empreinte derrière lui”. Quand le même signal repasse à cet endroit, les cellules nerveuses le reconnaissent et réagissent plus rapidement. Par la suite, cela crée un nouveau schéma de pensée chez l’individu. Si nous absorbons régulièrement des données spirituelles saines, il se forme peu à peu en nous un nouveau schéma de pensée, et la force qui incline notre esprit se renouvelle. — Philippiens 4:8.

·         ‘Revêtir la personnalité nouvelle’

 Paul dit enfin: “[Vous devez] revêtir la personnalité nouvelle qui a été créée selon la volonté de Dieu dans une justice et une fidélité vraies.” (Éphésiens 4:24).

Oui, le chrétien revêt une personnalité nouvelle. “Nouvelle” ne se rapporte pas ici au temps, mais à la qualité. Il ne s’agit pas de l’adjectif “nouveau” au sens de “dernier sorti”, si l’on peut dire. Cette personnalité est entièrement nouvelle et différente, elle est “créée selon la volonté de Dieu”. En Colossiens 3:10, Paul emploie un langage semblable et dit qu’elle “se renouvelle à l’image de Celui qui l’a créée”. Comment cette personnalité se renouvelle-t-elle?

Jéhovah Dieu a créé Adam et Ève, le premier homme et la première femme, à Son image et à Sa ressemblance. Ils étaient dotés de qualités morales et spirituelles qui les distinguaient de la création animale et les plaçaient bien au-dessus d’elle (Genèse 1:26, 27). Quoique leur rébellion ait plongé toute l’humanité dans le péché et l’imperfection, nous, descendants d’Adam, avons toujours la possibilité de manifester des qualités morales et spirituelles. La volonté de Dieu est que ceux qui exercent la foi dans le sacrifice rédempteur se défassent de la vieille personnalité et jouissent de “la liberté glorieuse des enfants de Dieu”. — Romains 6:6; 8:19-21; Galates 5:1, 24.

Paul met en évidence deux qualités caractéristiques de la personnalité nouvelle: la justice et la fidélité véritables. Voilà qui confirme que la personnalité est renouvelée selon l’image de Celui qui l’a créée. Psaume 145:17 nous dit en effet: “Jéhovah est juste dans toutes ses voies et fidèle dans toutes ses œuvres.” De plus, en Révélation 16:5 il est dit à Jéhovah: “Tu es juste, toi, Celui qui est et qui était, Celui qui est fidèle.” Incontestablement, si nous voulons être dignes d’avoir été créés à l’image de Dieu et refléter sa gloire, la justice et la fidélité sont des qualités essentielles. Puissions-nous ressembler à Zacharie, le père de Jean le baptiseur, qui fut poussé par l’esprit saint à louer Dieu d’avoir accordé à Son peuple “le privilège de le servir sans crainte par un service sacré, avec fidélité et justice devant lui durant tous nos jours”! — Luc 1:74, 75.

 

Source : Tour de Garde du 1/3 1993 p. 15-18 (Continuons à marcher comme des enfants de lumière’)

 (Publié par les Témoins de Jéhovah)
Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau

La bonté est-elle supérieur à la justice ?

À peine en effet quelqu’un mourra-t-il pour un juste ; oui, pour l’ [homme qui est] bon, peut-être, quelqu’un ose même mourir. Romains 5:7

 On peut qualifier de “ juste ” un homme qui s’acquitte de ses devoirs, qui est équitable, impartial et honnête, qui ne commet rien d’injuste ni d’immoral, bref, quelqu’un qui a une réputation d’intégrité et de droiture. Pourtant, la déclaration de Paul sous-entend une certaine supériorité de l’homme “ bon ”. Pour être “ bon ”, celui-ci ne peut bien sûr être injuste ; cependant, d’autres qualités encore le distinguent de l’homme réputé avant tout pour sa justice. Le terme grec utilisé indique que celui qui se caractérise ou se distingue par sa bonté est quelqu’un de bienveillant (disposé à faire du bien à autrui) et de bienfaisant (qui exprime sa bonté par des actes). Il ne se soucie pas seulement de faire ce que la justice exige ; il va au-delà, mû par l’estime qu’il porte aux autres et par le désir de leur faire du bien et de les aider. — Voir Mt 12:35 ; 20:10-15 ; Lc 6:9, 33, 35, 36 ; Jn 7:12 ; Ac 14:17 ; Rm 12:20, 21 ; 1Th 5:15.

Par conséquent, Paul montre sans doute que si l’homme remarqué pour être “ juste ” gagne le respect, voire l’admiration, des autres, il se peut qu’il ne leur inspire pas des sentiments si forts qu’ils iraient jusqu’à mourir pour lui. En revanche, l’homme qui se distingue par sa bonté, qui est chaleureux, serviable, attentionné, miséricordieux, qui fait du bien à autrui activement, celui-là gagne l’affection de tous ; sa bonté peut éveiller des sentiments tels que, pour lui, on serait disposé à mourir.

 

Source : it-2 p. 84-85 Justice (Publié par les Témoins de Jéhovah)
Sauf indication, les citations bibliques sont tirées des Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau